Bad Hunter | BAD HUNTER, GREAT SPOT
Vegetarian Restaurant
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BAD HUNTER, GREAT SPOT

BAD HUNTER, GREAT SPOT

A Lausanne, cette semaine a ouvert, dans les anciens locaux de l’Atelier Volant, le nouveau temple des végétariens: 400 mètres carrés de déco hype agrémentée de plantes vertes. On n’a plus aucune excuse pour bouder les légumes frais!

Par Célia Héron

 

A toi, lecteur végétarien affamé, et à toi, lecteur qui hésite toujours trente secondes entre le burger-frites et la salade (mais finit invariablement par opter pour le burger-frites parce la salade et autres flocons nutritifs te dépriment depuis que tu as vu le jour): Bonne nouvelle, Bad Hunter («Mauvais chasseur») est là pour te réconcilier avec la vie.

Le restaurant, dernier né du Groupe PIQ (désormais propriétaire de Holy Cow! et Burrito Brothers, entre autres), a ouvert cette semaine ses portes dans les anciens locaux de l’Atelier Volant, au cœur du quartier du Flon à Lausanne. Il ne propose que des plats sans viande.

Le concept promet de «révolutionner la perception d’alimentation saine», rien de moins, avec des plats végétariens ET bons ET fun, le tout prenant la forme d’un fast-food de qualité. J’ai donc pointé le bout de mon nez pour voir ce que le premier jour d’ouverture avait à offrir.

Premier constat: le chasseur a beau être mauvais, il est fort convoité. Les curieux se pressent à l’entrée pour se faire une idée. Mais même si les conditions ne sont pas idéales pour ce grand opening (le jour où j’y suis, «le four à vapeur vient de lâcher», se désole un employé), le service est irréprochable.

Les clients sont prévenus dès leur arrivée des options possibles malgré le désagrément en cuisine, et se voient offrir d’excellents cookies véganes aux noix de pécan (sourire inclus) pour patienter dans la file d’attente. Comme chez Holly Cow!, on commande au comptoir puis on attend à une table que notre numéro soit appelé.

Au choix pour ce soft opening, quelques salades colorées et inventives (La «Honey» mêle par exemple des morceaux de bretzels aux feuilles multicolores pour le côté craquant, et est garnie d’un houmous de haricots rouges), des «bols» avec une base riz ou quinoa, des wraps salés ou sucrés (le beurre de cacahuète-confiture fleure bon l’Amérique). Mention spéciale à la vinaigrette miel wasabi, légère et parfumée. En gros, compter entre 13 et 18 francs le plat.

A boire, on trouve des vins et des bières, mais surtout des jus frais et d’excellents smoothies à la consistance parfaite («Oh Chia», mytilles-fraises-bananes-dates-chia-lait-d’amende, est un délice. Heureusement, compte tenu du prix: 9,70 le petit, 12,90 le grand).

La carte proposera bientôt d’autres options. Pour le moment, donc, beaucoup de bonnes choses, mais soyons francs; même si les recettes sont sympas, la révolution est plus dans le concept de fast-food végétarien à grande échelle que dans les formats (salades, wraps, bols) proposés.

En revanche, les volumes impressionnent (400 mètres carrés, tout de même!) et la décoration, censée évoquer la nature, a été finement pensée par deux jeunes architectes d’intérieur diplômées de la HEAD, Lisa Glatz et Clémence Dubuis.

Chez Bad Hunter, tout est très blanc sans être clinique, avec juste assez de plantes vertes dégringolantes pour donner l’impression de se trouver dans une oasis de verdure (ce qui, pour un fast-food, n’était pas donné). On s’y sent bien, qu’on soit un groupe de six ou seul(e) avec un magazine.

Certes, le petit côté plus-hipster-tu-meurs n’échappera à personne, mais les details témoignent d’une vraie recherche (contrairement à Holly Cow! qui, à mon sens, est aussi convivial qu’une boîte de conserve vide).

On a hâte de voir ce que nous reservent les prochains mois, les prochains mets.

Trouvez un article original sur www.friday-magazine.ch/

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